Prépare tes affaires j’ai changé d’avis, tu viens avec moi.

Nouvelle incursion d’Emmanuel Finkiel dans la Shoah, La Chambre de Mariana fait suite aux Voyages de 1999 et à La Douleur en 2017. Un thème auquel il n’a de cesse de revenir et qu’il aborde toujours à la fois frontalement et en effectuant un pas de côté.
Ici il est surtout question de survie, un thème que Finkiel, en adaptant Appelfeld, choisit de traiter comme le passage d’un état à un autre, une transition. Et pour la mettre en scène, il utilise plusieurs artifices.
Le réalisateur va en premier lieu mettre en place un dispositif destiné à nous faire prendre conscience de l’enfermement de Hugo. Et dans le même temps, il va travailler à desserrer l’étreinte de cette mise en place en désamorçant les différents pièges que ce dispositif lui imposerait. Ces pièges sont nombreux – d’autant plus qu’on attache au « film de shoah » un certain nombre de passages obligés, d’humiliations, de scènes dures et violentes. On a tous en tête Le Pianiste de Polanski, qui montrait le ghetto de Varsovie et détaillait la survie du personnage d’Adrien Brody. Finkiel rejette tout ça en s’attachant à montrer d’une autre façon exactement la même chose.
Dès le premier plan du film, trois choses sont introduites :
– l’importance du son
– le cadre dans le cadre
– la verticalité




